Epistémè n°10 - Il faut se crever les yeux
Sculpture / Technique mixte
Artiste : Charles Wery
Œuvre inédite, signée
Date de création : 2026
Epistémè n°10 – Il faut se crever les yeux
Dimension cadre : +/- 20X20X20 cm
Valeur : 250€

Quelques mots…
Epistémè n°10. Il faut se crever les yeux !
Cette sculpture, clôturant la collection « épistémè », propose l’idée radicale qu’il faudrait renoncer à tous mécanismes habituels pour accéder à une pensée libre. Effacer les concepts, les affects et la perception. Plonger dans le noir, au propre comme au figuré.
L’œil n’est plus un organe, c’est un objet.
Cette œuvre suggère que la pensée indépendante n’est pas un état naturel mais un processus douloureux. Pour penser hors cadre, il faut perdre quelque chose. Mais comment penser sans perception ?
Voir enferme. Ne plus voir libère. Mais sans voir, comment connaître ?
Ainsi la sculpture ne célèbre pas la liberté intellectuelle ; elle montre l’impossibilité de connaître ressassée dans toute l’œuvre de Wery en général et dans cette collection en particulier.
Cette sculpture peut être comprise comme une méditation sur la violence nécessaire — ou supposée nécessaire — à l’émancipation intellectuelle. Le clou immobilise le regard, les veines noires matérialisent l’envahissement des schémas de pensée, tandis que les fractures blanches témoignent d’une possibilité de résistance. L’œuvre affirme que la vision est toujours contaminée par des cadres, mais suggère également qu’au cœur même de cette contamination subsistent des lignes de fuite.
En ce sens, elle ne parle pas de cécité. Elle parle de la difficulté presque tragique de voir autrement.



